Entre 10 et 100 salariés, la question revient tôt ou tard : qui doit s’occuper de l’informatique ? Le choix pèse sur la continuité d’activité, sur la sécurité des données et, de plus en plus, sur la conformité réglementaire. Quatre modèles coexistent, chacun avec ses forces.
Les quatre options en un coup d’œil
| Modèle | Coût | Nuit et week-end | Cybersécurité | Adapté à |
|---|---|---|---|---|
| Technicien interne | Élevé (salaire chargé) | Non, sauf astreinte | Selon son profil | Structures de plus de 80 personnes |
| Dépanneur local | Faible, à l’intervention | Non | Limitée | Très petites entreprises |
| ESN généraliste | Moyen à élevé | Rarement inclus | Souvent en option | Projets ponctuels, grands comptes |
| MSSP (infogérance et sécurité managée) | Forfait mensuel prévisible | Oui, 24h/24 | Au cœur de l’offre | PME exposées ou régulées |
Technicien interne : la proximité, à condition d’avoir la taille
Un salarié dédié connaît les équipes et intervient dans la minute. Mais une seule personne ne peut ni couvrir les congés, ni surveiller le réseau la nuit, ni maîtriser à la fois le poste de travail, le cloud et la cybersécurité. Le modèle prend tout son sens au-delà de 80 collaborateurs, souvent en complément d’un prestataire.
Dépanneur local : réactif, mais curatif
Facturé à l’intervention, il convient aux très petites structures. Sa limite : il intervient quand la panne est déjà là. Personne ne vérifie que les sauvegardes fonctionnent ni que les mises à jour de sécurité sont appliquées.
ESN généraliste : solide sur les projets
Les entreprises de services numériques excellent dans les migrations et les déploiements. Pour la gestion courante d’une PME, leurs offres sont souvent dimensionnées pour des structures plus grandes, et la surveillance de sécurité reste fréquemment une option facturée à part.
MSSP : la sécurité intégrée au quotidien
Le MSSP, pour Managed Security Service Provider, combine l’infogérance classique et la cybersécurité managée. ITAIA, prestataire français certifié ISO 9001 et présent à Paris et en Bretagne, illustre ce modèle. Lors d’une reprise, la protection des postes et des serveurs, la surveillance 24h/24 et des sauvegardes vérifiées sont actives sous 48 à 72 heures selon la complexité de l’environnement. La reprise complète du parc, documentation comprise, se fait en quatre semaines.
Ce modèle répond aussi à une contrainte croissante : la plupart des clients d’ITAIA sont des acteurs de la finance et de l’assurance soumis au règlement européen DORA, qui exige de prouver la résilience informatique. Engagements de délais tracés, tests de restauration documentés, rapports réguliers : le prestataire fournit les preuves que le régulateur demande.
Comment choisir ?
Trois questions suffisent à orienter la décision. Combien coûterait une journée d’arrêt de l’entreprise ? Qui s’apercevrait d’une attaque lancée un samedi soir ? L’entreprise doit-elle rendre des comptes à un régulateur, un assureur ou de grands clients ? Si les réponses inquiètent, le modèle MSSP mérite d’être étudié en priorité.










