Comment devenir aide-soignante : le guide complet 2025 (France)

devenir aide soignante

Pour devenir aide-soignante en France, il faut intégrer un IFAS via une sélection dossier + entretien (dès 17 ans, sans bac), suivre la formation DEAS de 1 540 h (10 modules, 5 blocs, stages) ou passer par la VAE, puis se présenter au jury régional qui délivre le diplôme.

Le métier d’aide-soignante connaît une forte demande en 2025, offrant de nombreuses opportunités d’emploi dans les hôpitaux, EHPAD et services de soins à domicile. Ce guide détaille toutes les étapes pour accéder à cette profession essentielle du secteur médico-social.

Les 3 voies pour devenir aide-soignant(e)

Trois voies d’accès distinctes permettent d’obtenir le Diplôme d’État d’Aide-Soignant (DEAS) selon votre profil et votre expérience :

Voie 1 – Formation initiale : Parcours complet de 1 540 heures sur 12 mois (formation classique) ou 18 mois maximum (alternance). Accessible dès 17 ans sans diplôme requis.

Voie 2 – Formation partielle : Cursus adapté avec allègements pour les titulaires de diplômes du secteur sanitaire et social (AP, ambulancier, bac ASSP, AES, etc.). Durée réduite selon les équivalences.

Voie 3 – VAE : Validation des Acquis de l’Expérience pour les professionnels justifiant d’au moins 1607 heures (≈ 1 an) d’activité en lien avec les compétences d’aide-soignant.

devenir aide soignante 3 possibilites

Comment devenir aide-soignante en 2025 : les bases

Cette section présente les conditions d’accès, la sélection et les premières démarches pour intégrer un IFAS près de chez vous.

Conditions d’accès minimales

L’accès à la formation d’aide-soignante est ouvert à tous avec des conditions très accessibles. Il faut avoir au moins 17 ans à l’entrée en formation, et aucun diplôme n’est requis. Cette accessibilité fait de la profession d’aide-soignante une excellente porte d’entrée vers le secteur de la santé, au même titre que d’autres professions intermédiaires de la santé et du travail social.

L’admission se fait uniquement via une sélection sur dossier suivie d’un entretien pour apprécier les aptitudes relationnelles et la motivation du candidat. Les instituts évaluent principalement la capacité du futur étudiant à exercer dans un environnement de soins et son projet professionnel.

La plupart des IFAS exigent également des vaccinations à jour (notamment hépatite B, DT-Polio) et un certificat médical d’aptitude physique attestant que le candidat peut suivre la formation et exercer le métier sans contre-indication.

À qui s’adresse l’IFAS ?

La formation d’aide-soignant accueille des profils très variés : jeunes en poursuite d’études, réorientations après une première formation, reconversions professionnelles, promotions professionnelles (personnels ASH, agents du médico-social), ou personnes en sortie de scolarité souhaitant intégrer rapidement le marché de l’emploi dans la santé.

Où et quand postuler ?

Les candidatures se font directement auprès des IFAS (Instituts de Formation d’Aides-Soignants), rattachés aux centres hospitaliers, cliniques privées ou organismes de formation. La France compte environ 480 IFAS répartis sur l’ensemble du territoire.

La plupart des IFAS importants ouvrent 2 rentrées par an : une en janvier-mars et une en septembre. Les inscriptions et épreuves s’ouvrent généralement quelques mois avant : surveillez dès novembre-décembre pour la rentrée de janvier, et dès avril pour celle de septembre. Il y a souvent un concours en cours quelque part.

Le dossier de candidature comprend généralement une carte d’identité, une lettre de motivation manuscrite, un CV détaillé, et un exercice écrit au choix (projet professionnel ou analyse d’une situation professionnelle/personnelle en lien avec le soin). Certains instituts demandent également des attestations d’emploi ou de bénévolat dans le secteur sanitaire et social.

🎯 Concours d’entrée : 2 épreuves

  1. Dossier : CV, lettre manuscrite, exercice écrit au choix (projet pro ou analyse d’une situation pro/perso en lien avec le soin).
  2. Entretien (15–20 min) : motivation, posture pro, travail en équipe, hygiène, éthique, gestion du stress. ⚠️ Oui, on parle bien d’un « concours », même si les épreuves sont aujourd’hui centrées sur le dossier et l’oral.

La formation au DEAS : durée, modules, stages

La formation officielle mène au Diplôme d’État d’aide-soignant (DEAS) avec un programme structuré autour de 10 modules, 5 blocs de compétences et de périodes de stage en établissements de santé.

Durée & structure du cursus

La formation au DEAS représente un total de 1 540 heures, réparties de manière équilibrée entre 770 heures d’enseignements théoriques et 770 heures de stages pratiques. En parcours complet, la formation dure approximativement 12 mois.

Pour s’adapter aux différents profils d’étudiants, les IFAS proposent plusieurs modalités. Le parcours en apprentissage peut s’étendre jusqu’à 18 mois, permettant une meilleure conciliation entre formation et activité professionnelle. Une partie limitée des enseignements peut être dispensée à distance, facilitant l’accès à la formation pour certains publics.

Cette durée peut être réduite pour les candidats bénéficiant d’allègements ou suivant un cursus partiel en fonction de leur expérience antérieure ou de diplômes déjà obtenus.

Les 5 blocs & 10 modules (référentiel 2021)

Depuis la réforme de 2021, la formation est organisée en 5 blocs de compétences qui structurent l’ensemble du programme :

Bloc 1 – Accompagnement et soins de la personne : Techniques de soins d’hygiène et de confort, aide aux actes de la vie quotidienne, observation et surveillance de l’état de santé.

Bloc 2 – Évaluation de l’état clinique : Mesure des paramètres vitaux, reconnaissance des signes d’alerte, transmission des observations.

Bloc 3 – Réalisation de soins : Soins d’hygiène et de confort, aide à la prise de médicaments, soins préventifs et éducatifs.

Bloc 4 – Entretien de l’environnement : Hygiène des locaux et des matériels, prévention des infections nosocomiales, gestion des déchets.

Bloc 5 – Travail en équipe pluri-professionnelle : Communication avec l’équipe soignante, organisation du travail, accueil et information des patients et familles.

Ces 5 blocs se déclinent en 10 modules spécifiques qui combinent enseignements théoriques, travaux dirigés, travaux pratiques et simulations. L’approche pédagogique privilégie l’alternance entre centre de formation et terrain professionnel.

Pour mieux comprendre l’évolution entre l’ancien et le nouveau référentiel, consultez notre analyse détaillée des 8 compétences de l’aide-soignante et leurs équivalences 2021.

Stages, évaluation et jurys

Les 770 heures de stages se répartissent en trois périodes distinctes couvrant l’ensemble des 5 blocs de compétences. Ces stages se déroulent dans différents types d’établissements : services de médecine, chirurgie, EHPAD, soins à domicile, permettant une vision complète du métier.

L’évaluation se fait en contrôle continu durant la formation et lors des stages. Chaque étudiant constitue un portfolio regroupant l’ensemble de ses acquis et compétences validées. Ce portfolio, qui documente l’acquisition des 8 compétences historiques et des 5 nouveaux blocs, est présenté devant un jury régional qui prononce l’attribution du DEAS. »

Le jury vérifie que toutes les compétences sont acquises selon les référentiels en vigueur. En cas de validation partielle, des mesures de rattrapage ou de formation complémentaire peuvent être proposées.

Allègements et équivalences (formation partielle)

La formation propose des parcours adaptés selon le profil des candidats. Les titulaires de certains diplômes bénéficient d’allègements prévus par l’annexe VII de l’arrêté du 10 juin 2021.

Diplômes ouvrant droit à un cursus partiel :

  • Auxiliaire de puériculture (AP)
  • Assistant(e) de régulation médicale (ARM)
  • DE/Diplôme d’ambulancier
  • Bac professionnel ASSP (Accompagnement Soins et Services à la Personne)
  • Bac professionnel SAPAT (Services aux Personnes et aux Territoires)
  • DE AES / Auxiliaire de vie
  • Certificat d’aide à domicile
  • Diplôme d’aide médico-psychologique (AMP)
  • Titre professionnel ADVF (Assistant de vie aux familles)
  • Titre professionnel ASMS (Agent de service médico-social)

Exemples d’allègements :

AP → Modules 6 à 10 validés d’office (tronc commun)

Ces allègements portent sur certains modules et réduisent la durée de formation, tout en maintenant l’exigence de validation de l’ensemble des compétences requises pour exercer.

VAE : Validation des Acquis de l’Expérience

Pour les professionnels expérimentés du secteur sanitaire et social, la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) offre un chemin accéléré vers le diplôme.

Obtenir le DEAS par la VAE

La VAE permet d’obtenir le DEAS sans suivre la formation complète, en valorisant son expérience professionnelle ou bénévole d’au moins 1607 heures (≈ 1 an) d’activité en lien avec les compétences d’aide-soignant. Ces heures peuvent être consécutives ou non. Si vous êtes faisant fonction d’AS ou assimilé AS, votre expérience est prise en compte dans les 1607 heures.

L’inscription se fait via le portail national France VAE, qui centralise les demandes et oriente vers les organismes certificateurs régionaux. Un accompagnement personnalisé est proposé selon le statut du candidat (salarié, agent public, demandeur d’emploi) pour constituer le Livret 2.

Le processus comprend une phase d’évaluation du dossier par un jury, qui peut décider d’une validation totale, partielle, ou d’un refus. En cas de validation partielle, des formations complémentaires courtes permettent d’acquérir les compétences manquantes. La VAE se conclut par une présentation orale devant le jury.

Des préparations intensives (3 jours environ) existent pour construire le dossier et s’entraîner à l’oral. En Île-de-France par exemple, des sessions régulières sont organisées en 2025 avec des jurys spécialisés.

Actualisation pour diplômes antérieurs à 2021

Un arrêté du 26 février 2025 encadre spécifiquement la formation d’actualisation des compétences pour les aides-soignants diplômés avant la réingénierie de 2021. Cette mesure vise à mettre à niveau les professionnels selon le nouveau référentiel.

Cette formation courte permet aux AS en exercice de valider les nouvelles compétences intégrées au référentiel 2021, notamment dans les domaines de l’évaluation clinique et de la communication. Elle peut être suivie en formation continue pendant l’activité professionnelle.

Financement, rémunération & débouchés

Cette section détaille comment financer sa formation, les niveaux de salaire attendus, et les opportunités d’emploi après l’obtention du DEAS.

Financer sa formation

Le financement de la formation varie selon le statut du candidat et présente plusieurs options :

Qui paie quoi ?

Non-salarié / demandeur d’emploi / jeune en poursuite d’études / bénéficiaire du RSAConseil Régional (frais de formation + parfois rémunération selon critères sociaux)

Alternance (18 mois) → Employeur prend en charge la formation + salaire selon âge/année

Salarié en reconversionEmployeur / OPCO (PTP, PDC) + CPF mobilisable

Demandeur d’emploi → Aides France Travail possibles + CPF

Les IFAS disposent généralement de services sociaux qui accompagnent les candidats dans leurs démarches de financement et peuvent informer sur les aides locales disponibles (bourses, prêts étudiants, aides au logement).

Salaire indicatif & primes (FPH)

Dans la Fonction Publique Hospitalière (FPH), les aides-soignants relèvent de la catégorie B avec une grille indiciaire spécifique. Le salaire de base s’échelonne entre 1 836 € brut en début de carrière et 2 387 € brut en fin de carrière selon l’échelon atteint.

À ce salaire de base s’ajoutent de nombreuses primes : les primes Ségur (négociées suite aux accords de 2020), les primes de nuit (environ 10% du salaire), les primes de dimanche et jours fériés, ainsi que diverses indemnités selon les services (réanimation, psychiatrie).

Le salaire net varie donc considérablement selon l’établissement, le service d’affectation, et les horaires travaillés. Dans le secteur privé (cliniques, EHPAD privés), les rémunérations suivent des barèmes de conventions collectives qui peuvent différer du public. Ces niveaux de rémunération, bien qu’attractifs, restent inférieurs aux salaires des infirmières en Suisse qui bénéficient de barèmes sensiblement plus élevés.

Les perspectives d’évolution salariale incluent l’avancement d’échelon automatique et la possibilité d’accéder à des postes à responsabilités (aide-soignant référent, tuteur) avec des rémunérations supplémentaires.

SecteurSalaire brut débutantSalaire brut confirméPrimes principales
Public (CHU)1 836 €2 387 €Ségur, nuit, dimanche
Privé (EHPAD)1 700 €2 200 €Selon convention
Intérim12-15 €/h18-22 €/hIndemnités diverses

Où travailler ?

Les opportunités d’emploi pour les aides-soignants sont particulièrement nombreuses en 2025, avec une tension de recrutement importante dans tous les secteurs. Cette situation favorable aux candidats s’explique par le vieillissement de la population et les besoins croissants en soins.

L’hôpital public reste le premier employeur avec des postes dans tous les services : médecine, chirurgie, urgences, réanimation, psychiatrie. Les centres hospitaliers universitaires (CHU) et les hôpitaux de proximité recrutent régulièrement.

Les EHPAD (Établissements d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) constituent le second secteur d’emploi, en forte croissance. Les services de soins à domicile (SSIAD, SAAD) se développent également pour répondre au maintien à domicile des personnes âgées.

aide soignante ehpad

Le secteur médico-social offre des postes dans les établissements accueillant des personnes en situation de handicap, les maisons d’accueil spécialisées (MAS), et les foyers d’accueil médicalisés (FAM). Les cliniques privées recrutent aussi activement.

Évolutions de carrière : vers infirmier(ère) & spécialisations

Les aides-soignants(es) disposent de nombreuses perspectives d’évolution, notamment via la passerelle vers les études d’infirmier ou des spécialisations dans leur domaine d’exercice.

Passerelle AS → IFSI (entrée directe en 2ᵉ année)

La passerelle aide-soignant vers infirmier constitue une voie privilégiée d’évolution professionnelle. Elle s’adresse aux aides-soignants justifiant d’au moins 3 ans d’expérience professionnelle sur les 5 dernières années.

AS → IFSI en bref

Conditions : 3 ans d’expérience sur les 5 dernières années Formation : 3 mois de mise à niveau Intégration : Directe en 2ᵉ année d’IFSI Gain de temps : Évite la 1ʳᵉ année commune

Le dispositif comprend un parcours spécifique de 3 mois de formation complémentaire, validé par un examen. Les candidats admis intègrent ensuite directement la 2ᵉ année d’Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI), évitant ainsi la première année commune.

Cette formation préparatoire couvre les enseignements fondamentaux nécessaires pour suivre la 2ᵉ année : anatomie-physiologie approfondie, pathologies, pharmacologie de base, et méthodologie. Elle peut être suivie dans le cadre de la formation professionnelle continue avec maintien de la rémunération.

Les calendriers 2025 sont publiés par les IFSI en partenariat avec l’ANFH (Association Nationale pour la Formation permanente du personnel Hospitalier). Les inscriptions se font généralement entre janvier et mars pour une formation débutant en septembre.

Cette voie représente un raccourcissement significatif des études puisque le cursus infirmier dure normalement 3 ans après le baccalauréat. Pour les aides-soignants sans bac, c’est souvent la voie la plus accessible vers le métier d’infirmier, bien que les rémunérations restent bien en deçà du salaire net des internes en médecine qui bénéficient d’un statut particulier durant leur formation spécialisée.

Autres pistes d’évolution

Au-delà de la passerelle infirmière, plusieurs spécialisations permettent d’évoluer tout en restant aide-soignant. La gérontologie offre des formations complémentaires pour travailler spécifiquement auprès des personnes âgées, avec une expertise sur les pathologies liées au vieillissement.

Les soins palliatifs constituent une spécialisation reconnue, avec des formations diplômantes permettant d’accompagner les patients en fin de vie et leurs familles. Cette expertise est très recherchée dans les services d’oncologie et les unités spécialisées.

Certains établissements proposent des postes à responsabilités : aide-soignant référent d’un service, tuteur pour l’encadrement des étudiants, ou référent hygiène pour la prévention des infections nosocomiales. Ces fonctions s’accompagnent généralement d’une rémunération supplémentaire et de formations spécifiques.

L’évolution vers des postes d’encadrement en tant qu’aide-soignant coordinateur ou responsable d’équipe est possible dans certaines structures, particulièrement dans les EHPAD et services à domicile.

Candidature : réussir son dossier et l’entretien

Cette section propose des conseils pratiques pour constituer un dossier solide et réussir l’entretien de sélection qui détermine l’admission en IFAS.

Le dossier qui fait la différence

La lettre de motivation manuscrite reste un élément central du dossier. Elle doit être personnalisée selon l’IFAS visé et démontrer une connaissance réelle du métier d’aide-soignant. Évitez les formulations génériques et mettez l’accent sur des expériences concrètes qui ont motivé votre choix professionnel.

Le CV doit valoriser toute expérience, même courte, dans le secteur sanitaire, social ou auprès de personnes fragiles. Les stages, emplois saisonniers, bénévolat associatif, ou accompagnement de proches sont des atouts à présenter clairement. N’oubliez pas de mentionner vos formations (PSC1, AFGSU) et vos compétences linguistiques si elles peuvent être utiles.

L’exercice écrit au choix (projet professionnel ou analyse d’une situation professionnelle/personnelle en lien avec le soin) est souvent l’élément différenciant. Il peut porter sur une situation personnelle (accompagnement d’un proche malade), professionnelle (expérience en contact avec le public), ou bénévole qui illustre vos qualités relationnelles. L’objectif est de montrer votre capacité d’empathie, votre sens des responsabilités, et votre maturité face aux situations difficiles.

Checklist – Pièces à fournir

✅ Carte d’identité
✅ Lettre de motivation manuscrite
✅ CV détaillé
✅ Exercice écrit (projet pro ou situation vécue)
✅ Certificat médical d’aptitude
✅ Justificatifs de vaccinations
✅ Attestations d’emploi/bénévolat (si applicable)

Calendrier cible : viser novembre-décembre pour la rentrée de janvier

Soignez la présentation : écriture lisible, orthographe irréprochable, structure claire. Un dossier bâclé peut éliminer un candidat même motivé. Faites relire vos écrits par plusieurs personnes avant envoi.

L’entretien (15-20 minutes)

L’entretien de sélection dure généralement 15 à 20 minutes devant un jury composé d’un cadre de santé formateur et d’un professionnel de terrain (aide-soignant ou infirmier). L’objectif est d’évaluer votre motivation, vos qualités relationnelles, et votre représentation réaliste du métier.

Préparez un discours structuré sur votre projet professionnel en expliquant les raisons de votre choix, vos qualités pour exercer ce métier, et votre connaissance des réalités de terrain. Soyez capable de donner des exemples concrets tirés de votre expérience pour illustrer vos compétences relationnelles.

Les questions classiques portent sur la gestion du stress (comment réagissez-vous face à une situation d’urgence ?), l’éthique professionnelle (secret professionnel, respect de la personne), le travail en équipe (collaboration avec les autres soignants), et l’hygiène (importance et mise en pratique).

Adoptez une attitude professionnelle : ponctualité, tenue adaptée, regard direct, élocution claire. Montrez votre écoute active en reformulant les questions si nécessaire. L’authenticité et la sincérité sont appréciées : il vaut mieux reconnaître ses limites que de bluffer.

💡 Conseil d’expert

Visitez un EHPAD ou un service hospitalier en amont pour observer le quotidien des aides-soignants. Cette expérience concrète enrichira votre discours et démontrera votre démarche sérieuse d’orientation.

FAQ express

Cette section répond aux questions les plus fréquentes sur le métier d’aide-soignante et le parcours pour y accéder.

Concours : quelles épreuves exactes ?

Le concours d’entrée comprend exactement 2 épreuves : un dossier (CV, lettre manuscrite, exercice écrit au choix entre projet professionnel ou analyse de situation) et un entretien de 15-20 minutes évaluant motivation, posture professionnelle et aptitudes relationnelles. Pas d’épreuve écrite classique.

Faut-il le bac pour devenir aide-soignante ?

Non, le baccalauréat n’est pas requis pour accéder à la formation d’aide-soignante. L’admission se fait uniquement sur sélection dossier et entretien, sans condition de diplôme préalable. Cette accessibilité fait du métier d’aide-soignant une excellente opportunité pour les personnes souhaitant se reconvertir ou entrer dans le secteur de la santé sans diplôme du supérieur.

Les candidats titulaires du bac peuvent bien sûr postuler, mais ils ne bénéficient d’aucun avantage particulier lors de la sélection. L’évaluation porte sur la motivation, les aptitudes relationnelles, et le projet professionnel, pas sur le niveau scolaire.

Combien dure la formation ?

En parcours complet, la formation dure approximativement 12 mois pour un total de 1 540 heures (770h de cours théoriques + 770h de stages pratiques). Cette durée peut varier selon les instituts et les modalités choisies.

L’apprentissage permet d’étaler la formation sur 18 mois maximum, facilitant la conciliation avec une activité professionnelle. Les candidats bénéficiant d’allègements (auxiliaire de puériculture, bac pro ASSP, etc.) suivent un cursus partiel de durée réduite selon leurs acquis antérieurs.

Peut-on faire la formation en apprentissage ?

Oui, l’apprentissage est possible pour la formation d’aide-soignant, avec une durée maximale de 18 mois. Cette formule permet d’alterner entre périodes en centre de formation et périodes chez l’employeur (hôpital, EHPAD, clinique).

L’apprenti bénéficie d’un contrat de travail rémunéré selon les barèmes légaux (pourcentage du SMIC selon l’âge). L’employeur prend en charge les frais de formation via sa taxe d’apprentissage. Cette voie est particulièrement attractive pour les personnes souhaitant être rémunérées pendant leur formation.

Comment devenir infirmière quand on est aide-soignante ?

Avec au moins 3 ans d’expérience professionnelle sur les 5 dernières années, les aides-soignants peuvent suivre le parcours spécifique de 3 mois de formation complémentaire, puis intégrer directement la 2ᵉ année d’IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers).

Cette passerelle évite de repasser par la première année et représente un raccourcissement significatif du cursus. Les aides-soignants sans bac peuvent aussi présenter le concours infirmier classique ou passer par Parcoursup s’ils obtiennent le baccalauréat.

Cette passerelle permet de valoriser l’expérience acquise sur les compétences fondamentales du métier d’aide-soignant pour accéder au niveau supérieur.

Quel est le salaire d’une aide-soignante débutante ?

Dans la Fonction Publique Hospitalière, une aide-soignante débutante perçoit environ 1 836 € brut mensuels, auxquels s’ajoutent diverses primes (Ségur, nuit, dimanche, spécialisation) qui peuvent significativement augmenter la rémunération.

Dans le secteur privé, les salaires varient selon les conventions collectives, généralement entre 1 700 € et 1 900 € brut en début de carrière. L’intérim permet des rémunérations plus élevées (12 à 15 €/h débutant) avec des indemnités complémentaires.

Peut-on travailler à l’étranger avec le diplôme français ?

Le DEAS français n’est pas automatiquement reconnu dans tous les pays. Pour l’Union Européenne, des procédures de reconnaissance existent selon les pays, nécessitant parfois des formations complémentaires ou des examens d’équivalence.

Pour les pays hors UE (Canada, Suisse, etc.), il faut se renseigner auprès des autorités sanitaires locales sur les conditions de reconnaissance et d’exercice. Certains pays exigent une formation additionnelle ou un examen national pour exercer.


Cet article constitue un guide informatif basé sur la réglementation en vigueur en 2025. Pour toute démarche concrète, consultez directement les IFAS de votre région et les sites officiels (Légifrance, Ministère de la Santé).

Rédigé par waki
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